Horizon Zero Dawn : la femme qui murmurait à l’oreille des machines.

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Bonjour à tous ! Cela fait des lustres que je n’ai pas mis les pieds ici, et pour cause : j’ai une vie scolaire chargée en ce moment. J’avoue avoir un peu de mal à concilier ce nouvel aspect de ma vie et mes activités sur le blog. En ce dimanche, je prends quand même un peu de temps pour vous parler du jeu sur lequel j’ai passé les deux dernières semaines et qui m’a enchantée de bout en bout : Horizon Zero Dawn.
J’en profite pour tout de suite remercier Playstation (en la personne de Julien Bourey) qui m’a confié un code de son bébé afin que je puisse vous en parler rapidement sur le blog !

HZD (= Horizon Zero Dawn, on va se mettre d’accord pour écrire le titre du jeu en abrégé, ne m’en voulez pas les gars) est un jeu que j’attendais depuis son annonce à l’E3 2015 et comme tous les jeux que j’attends beaucoup beaucoup, je ne regarde que de loin les informations qui sortent petit à petit parce que je veux garder le maximum de surprise pour le moment où j’y jouerai. Cette précaution a été du meilleur effet puisque, spoiler, le jeu m’a ravie au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer. Au moment où j’écris ces lignes, le jeu est d’ailleurs platiné après une petite cinquantaine d’heures et  je suis triste d’être arrivée au bout. Comme j’aurais aimé que le voyage dure plus longtemps… ou qu’il ne se termine jamais en fait. Mais comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin et il n’y avait aucune raison pour que HZD soit une exception.
Cet article est au final un très bon prétexte pour faire vivre Aloy, l’héroïne, et son monde un peu plus longtemps avec moi ! Petit topo sur tous les points qui, pour moi, font de ce jeu un grand jeu.

Un monde ouvert à l’histoire mystérieuse.

Ce n’est pas un secret, HZD est un jeu à monde ouvert (pour être plus précise, il le devient totalement passé les 2 premières heures de jeu). Des plaines enneigées du territoire Nora au désert aride des terres Carja, le jeu jouit d’une diversité d’environnement et d’un travail du lore assez généreux et délicieusement prenant autant qu’il est crédible. Le tout sert une histoire où la narration est soignée et ne coupe jamais le joueur dans son élan, quels que soient ses choix.
Vous êtes donc aux commandes d’Aloy, une jeune chasseuse à la chevelure aussi badass que son skill à l’arc, dans un monde où les humains partagent la Terre avec les machines. Et si ces dernières, qui semblent avoir totalement pris le dessus sur toute autre forme de vie, ont l’air de bénéficier d’améliorations technologiques futuristes comme on pourrait l’imaginer à une époque bien après la nôtre, les humains eux, reclus en tribus plus ou moins développées, ont subi de façon inexplicable un retour en arrière assez prononcé. Pire, toute technologie avancée semble leur faire peur tant elle est associé au fléau qui les menace nuit et jour : les robots qui peuplent les forêts, plaines, montagnes ou déserts. Les machines sont partout, se développent et deviennent de plus en plus agressives envers l’humain.
En trouver la cause et répondre aux questions que soulève tout cet univers sera votre but à travers les yeux d’Aloy qui, via cette mission, part aussi en quête d’identité.

Une narration soignée et des PNJ hauts en couleur.

Comme je le disais juste avant, HZD jouit d’une narration travaillée malgré le handicap que peut être le monde ouvert. En effet, la difficulté est de garder le joueur dans le fil conducteur de l’histoire tout en respectant ses choix.
Pour cette raison, je pensais que le principal atout de Horizon ne viendrait certainement pas de son scénario et je m’étais plus ou moins fait une raison. Mais c’était sans compter sur les équipes chargées de l’écriture et de la mise en scène qui nous livrent une histoire absolument prenante dont l’intensité monte crescendo. Chaque étape est finement orchestrée et nous laisse en haleine jusqu’au dénouement final. Les enjeux dont il est question ici dépassent tout ce que l’on pourrait imaginer de prime abord et la surprise est totale à chaque étape.
Pour ne rien gâcher, la moindre quête annexe est scénarisée et est prétexte à enrichir l’histoire principale et à développer des personnages secondaires hauts en couleur.
Au final le résultat est sans appel: HZD est crédible de bout en bout et c’est un plaisir de découvrir un nouveau personnage et son histoire.
Ma préférence va à Vanasha, une ancienne esclave, qui a certainement les lignes de dialogue les plus croustillantes de tout le jeu en plus de son chara design qui ferait presque de l’ombre à Aloy. Même les gardiens des zones de chasse, étape du jeu que l’on pourrait aisément laisser de côté en terme de scénario, ont chacun leur histoire et leur caractères bien à eux. En clair, aucun déchet n’a été permis dans l’histoire de HZD afin que le joueur soit transporté par l’univers.

Vanasha et Ulthid vous offrirons les plus grosses barres de rire du jeu. Restez à côté d’eux même après les cut scenes !

Le travail sur le lore est d’autant plus complet que l’équipe de développement a également mis à disposition de nombreux points de données disséminés un peu partout sur la carte. Textes, images ou enregistrements audio, autant de collectibles facultatifs mais qui nous livrent des informations précieuses sur le monde de HZD et sur ce qui a pu se passer avant que le jeu prenne place. Le tout participe à la construction d’un univers crédible dont on a envie de tout connaître.

Les projecteurs montrent à Aloy notre monde actuel …

Des combats dynamiques qui nous ressemblent.

Aloy, heureusement pour elle, est loin d’être sans défense. Archère à la dextérité frôlant la perfection, pisteuse de talent et athlète, il n’en faudra pas moins pour outrepasser les menaces qui viendront lui mettre des bâtons dans les roues.
Le gros point positif, c’est qu’il n’y a pas une bonne façon de jouer Aloy ou d’exploiter ses capacités. Son arsenal est vaste et ses capacités sont divisées en catégories : à vous de choisir celle que vous souhaitez privilégier suivant vos envies et votre style de jeu. Tout le monde s’amuse dans HZD, du plus bourrin des combattants au plus ninja des chasseurs. Vous pourrez par exemple accentuer les dégâts de sa lance ou de ses flèches afin d’infliger de gros dégâts le plus rapidement possible ou encore développer des capacités ou utiliser des équipements qui accentuent sa furtivité. Couplé à des attaques par surprise ou à des moyens de tromper l’ennemi, Aloy devient la mort que l’on n’entend ni ne voit.
Bien sûr, il faudra aussi savoir être polyvalent car chaque ennemi a ses spécificités et donc ses forces et ses faiblesses. À nous d’analyser la situation et d’agir en conséquence. Les zones de chasse, disséminées un peu partout sur la carte, sont un excellent prétexte pour engranger des points d’expérience, mais surtout pour vous enseigner comment tirer parti des faiblesses des machines en utilisant les capacités et l’équipement adéquats.

Grimper sur les longs cou reste un des plus gros kiff

Chaque recoin de la map est susceptible de cacher une machine plus dangereuse que la précédente, surtout si elle se trouve en groupe. A vous de les dépasser silencieusement ou de foncer dans le tas pour les déloger et continuer votre chemin. Le bestiaire est de qualité et certaines bêtes vous donneront encore du fil à retordre à la fin du jeu.
Le moindre combat reste néanmoins un plaisir tant le tout est fluide est bien travaillé. Les équipes de Guerrilla se sont même permis d’ajouter des capacités purement esthétiques, comme le fait de ralentir le temps quand Aloy saute en visant. Clairement peu utile en pratique, mais tellement swaggy swag.

Mon seul regret reste le fait qu’aucun humain dans le jeu n’arrive vraiment à la cheville d’Aloy. De ce fait, si on assiste à certains combats épiques contre des machines, les confrontations face à des ennemis humains laissent un peu à désirer quant au challenge, même face à un camp de bandits entier.

Des personnages féminins de qualité.

Ce point-là mérite au moins un paragraphe à mon avis, si ce n’est plus. Je manque malheureusement de temps pour le développer autant que je le voudrais mais je vais tâcher de vous livrer le principal.

Cela saute aux yeux tant l’effort est grand: HZD bénéficie des personnages féminins les plus travaillés que j’ai pu voir dans un jeu vidéo depuis longtemps. De nos jours, il est risqué de mettre une héroïne à la tête de son jeu si on veut qu’il ait du succès. Mon cher Liryc-Sama vous en dira sûrement plus dans son futur article (teaasiiiing), mais lors du développement les quelques personnes cibles interrogées (des hommes évidemment) ne réagissaient pas si bien à l’idée d’avoir Aloy comme personnage principal de HZD.
Guerrilla Games, en projetant Aloy comme seule héroïne prend ici un parti fort qui est démontré tout au long du jeu : oui on peut faire un bon jeu avec des personnages féminins riches.
Il y a des tas de choses à dire sur Aloy d’ailleurs. Au-delà de son aspect physique peu sexualisé (hallelujah) et de son caractère loin de tout cliché, elle est travaillée de façon à ce que son principal atout ne soit pas son sexe. En fait Aloy aurait tout aussi bien pu être un homme, le scénario ou le gameplay n’aurait nullement été changé. Mais Guerrilla Games a décidé d’en faire une femme et c’est génial. Merci.
J’apprécie aussi le fait qu’on ne lui attribue aucune histoire d’amour afin de lui donner un but ou une quelconque légitimité, comme si cela était obligatoire pour valider un personnage féminin.
Outre Aloy, HZD voit plusieurs personnages féminins marquants dans l’histoire et  à des positions de haute autorité ou d’importance capitale dans le scénario. (Pardon d’avance pour les spoils des personnages secondaires qui vont arriver dans les phrases suivantes.)
Talana, dernière représentante de sa famille, de son nom, est un exemple à la symbolique assez forte. Vanasha, dont je vous parlais un peu plus haut bénéficie d’une construction des plus intéressantes à la fois dans son apparence mais également dans son histoire. Séductrice à demi dissimulée sous des soieries et des beaux bijoux, elle peut se révéler impressionnante une fois son armure revêtue. Sans parler de son background qui fait d’elle une femme tout à fait remarquable. Les Nora ont à leur tête un trio de matriarches inflexibles et au commandement de leur brave: Sona, une chef de guerre qui s’illustre bien plus par sa détermination au combat que par son rôle de mère malgré la présence de son fils dans le fil de l’histoire.
Je pourrais encore en citer bien d’autres mais je ne veux pas vous spoiler outre mesure et vous avez saisi l’idée : HZD ne s’embarrasse pas de personnage féminin décoratifs et c’est appréciable.

Le but ici n’est pas d’établir la domination d’un sexe sur un autre, mais clairement, pour une fois, de les mettre sur un pied d’égalité. Sauf qu’on part si loin de ce côté-là, qu’il faut faire un effort pour rattraper le retard. C’est Aloy qui fait la courte échelle à ses homologues masculins, et pas l’inverse, et c’est bien.
Le message est clair, naturel et n’est fait au dépend de personne. (ou peut-être d’un homme ou deux dans les quêtes annexes, mais ils n’avaient  pas qu’à être idiots !)

 

Oh non la fin.

HZD est une aventure qui s’apprécie de bout en bout. J’aurais voulu qu’elle ne se termine jamais.
Le jeu brille de toutes ses qualités et l’accueil du public est sans appel : succès critique du côté des professionnels et succès commercial chez les joueurs: le jeu explose les ventes à sa sortie et deux semaines après nous en sommes à 2,6 millions d’exemplaire vendus. Bravo Guerrilla Games, bravo Sony, vous venez de poser une jolie première pierre à une licence qui, je l’espère s’illustrera dans le temps.
Le platine est tombé tout seul, je n’ai pas vu les heures passer, c’est horrible, la dernière mission est arrivée si vite !

 

  • Le scénario.
  • La beauté et la diversité des décors.
  • La DA.
  • La bande son absolument géniale.
  • Aloy.
  • Les combats.
  • Tout le complément apporté au lore grâce aux points de données.

 

  • Les tenues qui n’apportent pas grand-chose de plus que l’esthétique.
  • Les affrontements face aux humains.
  • Le jeu ne dure pas indéfiniment :(

 

Pour ceux que ça intéresse, je vous ai fait une petite archive avec des captures qui feraient de jolis fonds d’écran.
Servez vous ! > CLIC CLIC <